La vie est trop courte pour être normale

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Publié par Incroyable sur dimanche 14 mai 2017

La vie est trop courte pour être normale

Reste bizarre

 

L’illustratrice Sally Nixon nous dévoile ce que font les femmes quand personne ne les regarde

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L’illustratrice Sally Nixon Ce que font les femmes quand personne ne les regarde

Crée des illustrations qui montrent ce que font les femmes lorsque personne ne regarde

Ils n’ont pas des corps parfaits ou des habitudes parfaites et qui les rend “ce qui la rend” plus réelle. Les scènes que je crée autour d’eux sont des lieux de tous les jours: une salle de bains, un restaurant, une chambre en désordre. Cependant, mon objectif avec chaque dessin est d’élever le semblant banal à quelque chose de spécial.

 

Elle le trompait avec son meilleur ami

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Elle le trompait avec son meilleur ami

Apprendre que l’autre nous trompe provoque, forcément, une énorme souffrance. Quelques conseils pour surmonter cette épreuve.tromperie-couple

 On se laisse du temps.

  • Pour être triste, abattue, furieuse… des réactions saines et normales en pareil cas. Pour passer cette phase et digérer le choc, on éjecte l’infidèle de sa vie, au moins pour un temps. Sans avertir la terre entière de ce qui nous arrive.

On distingue blessure d’amour ou d’amour propre 

  • Être trompée est humiliant avant tout. On cherche donc, dans notre souffrance, à séparer l’amour qu’on ressent pour celui qui nous a trompée, et la blessure d’orgueil. Se dire “il m’a trompée parce que je suis nulle et moche”, c’est humain, mais c’est mélanger deux choses différentes : nos problèmes de confiance en nous, c’est à nous de les gérer.

Une fois qu’on a bien pleuréhomme-pleure

    • On évalue la gravité de la situation. Toutes les infidélités ne se valent pas. Un adultère purement sexuel et une infidélité amoureuse ne sont pas identiques. Le mieux ? Si possible, en parler à un proche. Un homme, idéalement (pas un ex, ni notre père, bien sûr !), il saura mieux décrypter la situation.

 On cherche à comprendre

  • Derrière un adultère se cachent souvent des problèmes plus lourds : frustration, peur de l’engagement… Cette crise agit alors comme un signal d’alarme. Au lieu de ressasser seule dans son coin, on en profite pour rétablir la communication avec son conjoint. On découvre ainsi le véritable sens de l’infidélité. C’est souvent beaucoup moins grave qu’on ne le pense. Consulter un thérapeute de couple peut aider.

 On s’occupe.

L’annonce d’une infidélité génère un immense vide affectif, propice à la déprime. Alors on comble le vide et on sort, on voit du monde. Même si on n’a pas la tête à ça. On s’interdit de rester seule trop longtemps.- On s’autorise le pardon s’il y a toujours des sentiments. A condition d’avoir encore, des deux côtés, l’énergie, l’envie et la confiance nécessaires pour rester ensemble. En revanche, le pardon est un signe de faiblesse si le conjoint trompé accepte tout et s’enlise dans la passivité.

 

 

 

Parce que chaque vie en vaut la peine

Simone de Montmollin, œnologue,femme,métier vin

Parce que chaque vie en vaut la peine

 

Parce que chaque vie en vaut la peine

Il faut toujours s’assurer que ceux que nous aimons soient bien attachée.

Le vin n’est plus – ou n’a peut-être jamais été – qu’une affaire d’hommes! Après Bacchus, Dionysos et les dynasties de vignerons mâles, place à la reconnaissance des femmes qui ont porté les plus grands domaines viticoles du monde et participent encore à leur histoire. Dans le cadre d’une série de conférences, l’ingénieure œnologue valdo-genevoise Simone de Montmollin, également rédactrice responsable du magazine Objectif, trait d’union du milieu romand de la spécialité, a rappelé la place des femmes dans le monde de la vitiviniculture et de la dégustation.
«Les femmes ont été les piliers des exploitations, mais trop souvent invisibles»

«Dès le XVIe siècle, elles ont été les piliers des exploitations, mais trop souvent invisibles, résume la directrice de l’Union suisse des œnologues. Avant-gardistes, elles ont, grâce à leur sensibilité particulière, participé à l’évolution des méthodes de vinification et géré, dans l’ombre, des domaines prestigieux.»

Simone de Montmollin cite au passage Françoise-Joséphine de Sauvage d’Yquem, pionnière des vendanges par tries successives, ayant assuré dès l’âge de 20 ans (en 1788) la prospérité du château du même nom. Ou encore Barbe Nicole Clicquot, première femme à diriger, dès 1804, un domaine en Champagne, dont l’encavage de la célèbre Veuve Clicquot passa de 100’000 cols en 1804 à 750’000 à sa mort, en 1866. Plus ancienne, Olive de Lestonnac, qui, dès 1599, reprend des terres en Médoc, crée son domaine en 1640, développe le drainage et laisse en héritage le célèbre Château Margaux.

«En Suisse aussi, l’histoire vinicole s’articule autour des femmes depuis toujours. Mais elles restent peu visibles et affectées aux tâches les plus minutieuses. Aujour­d’hui encore, et dans tous les secteurs, elles demeurent (trop) discrètes et ont tendance à rester en retrait afin de mettre la cause en avant, et non elles-mêmes.»

Les métiers du vin se féminisent

Les choses évoluent toutefois. «Depuis le début des années 70, les femmes ont passé le seuil de ce monde très fermé, précise l’œnologue, formée à la Haute Ecole de viticulture et œnologie de Changins au début des années 2000. Sur 29 œnologues formés là en 2015, on comptait 13 femmes. En 1972, il y en avait une seule sur onze. Et les formations sont très prisées des jeunes étudiantes.»

Une évolution constatée aussi dans les autres pays producteurs, où les femmes commencent à s’imposer. «On a une proportion importante de vigneronnes en Europe et des métiers autrefois réservés aux hommes, tel sommelier, se féminisent.»

Engagée

Féministe, Simone de Montmollin l’est assurément. Mais la députée PLR au Grand Conseil genevois a l’élégance de reconnaître qu’elle n’a pas choisi le parti le plus emblématique de la cause féminine. «Je pense d’ailleurs que le féminisme n’est pas l’apanage de partis politiques, mais de la société tout entière, estime-t-elle. Je partage les valeurs libérales humanistes et la ligne du PLR.»

Cheville ouvrière de la Constituante sous l’étiquette Libéraux et Indépendants, la Genevoise d’adoption prend goût au débat citoyen. «La diversité d’un parlement démocratique permet à chacun d’apporter son regard et ses compétences. C’est une richesse noyée parfois dans d’inutiles esclandres narcissiques.»

Simone de Montmollin vit aujourd’hui dans la campagne genevoise avec ses deux filles et son mari, Alexandre, descendant de viticulteurs d’Auvernier et lui-même œnologue. De la pièce où elle travaille en indépendante, la mère de famille a la vue sur un coteau… de vignes de Laconnex, dans le sud-ouest du canton.

Enfance vaudoise

Mais c’est à Mies, en Terre Sainte, que la petite Simone Götz a grandi. «On vivait dans la nature, je passais mes journées dehors.» Enfant, elle forge le fort tempérament émergeant derrière sa voix douce. «J’ai vite appris qu’il fallait se battre pour s’imposer et rester indépendante.»

Dans sa famille, ô surprise, on lui a appris à déguster… du riesling allemand. Côté paternel, ses ancêtres viennent en effet du Palatinat, pays viticole des bords du Rhin, plus précisément, ça ne s’invente pas, de Neustadt an der Weinstrasse. Qu’on se rassure cependant: aujourd’hui, cette adepte du «bien boire» est une aficionada du chasselas. «J’ai appris à le connaître durant mes études et je le considère comme l’un des fleurons de notre œnologie.»

Elle a travaillé très tôt pour financer ses études en communication et management. Depuis 1996, elle est plongée dans le monde du vin, qu’elle contribue à promouvoir entre enseignement, conférences et campagnes de mise en valeur des métiers du vin. C’est ainsi qu’elle se démène actuellement pour la mise sur pied en Suisse du congrès de l’Organisation internationale de la vigne et du vin, en 2019, soit l’année de la prochaine… Fête des Vignerons, bien sûr!